Comité Tchétchénie
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Tchétchénie : une affaire Intérieure ?

En décembre 1994 éclatait la première guerre de Tchétchénie.

Dix ans plus tard, la guerre, qui a repris en 1999 après une trêve de trois ans, se poursuit, dans une quasi-indifférence internationale, malgré le simulacre de « normalisation » vantée par le pouvoir russe. Seules des actions dramatiques et de plus en plus spectaculaires perpétrées par des commandos terroristes réveillent sporadiquement l’attention médiatique. Désormais, c’est sous l’angle de l’islamisme que l’on se contente bien à tort de déchiffrer les tenants du conflit.

Or pour comprendre les racines profondes des deux guerres successives, il faut saisir l’impact historique de la conquête coloniale russe, puis de la domination soviétique dans les relations entre la Tchétchénie et la Russie. C’est de ce passé qu’est née la revendication d’indépendance des tchétchènes. C’est également de ce passé que procèdent les évolutions de l’islam tchétchène, islam dont les liens avec le terrorisme international apparaissent très largement surestimés.

La principale caractéristique de cette guerre et ce qui fait son drame, c’est le huis clos étouffant dans lequel se trouvent réunis Tchétchènes et Russes, avec leur histoire et leurs relations singulières. Un vase clos qui rend d’autant plus douteuse la rhétorique de V. Poutine faisant de la Tchétchénie un front de lutte contre le terrorisme islamiste mondialisé : façon subtile d’évoquer l’international pour rester maître de ce qu’il nomme une « affaire intérieure ».

- Anne Le Huérou est sociologue, doctorante associée au CADIS (EHESS/CNRS). Spécialiste de la Russie, elle travaille notamment sur les répercussions du conflit tchétchène sur la société russe.

- Aude Merlin, doctorante à Sciences-Po Paris, rattachée au CERI spécialiste du Nord-Caucase, a effectué depuis 1995 de nombreuses missions en Tchétchénie.

- Amandine Regamey, docteure en sciences politiques de Sciences-Po Paris, est spécialiste de la Russie et a travaillé pour des missions humanitaires dans le Nord-Caucase.

- Silvia Serrano est titulaire d’un doctorat sur la Géorgie et spécialiste du Caucase. Elle est associée au Centre d’Etudes du monde russe et soviétique (EHESS/CNRS).


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