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Petite chronologie2004 : 2003 : Le 23 mars une nouvelle constitution est adoptée lors d’un référendum dont les résultats (80 % de participation et 96 % de oui) sont contestés par tous les observateurs indépendants. Lors de sa session d’avril 2003 le Conseil de l’Europe, qui avait refusé d’envoyer des observateurs lors du référendum, demande la création d’un Tribunal pénal international ad-hoc pour la Tchétchénie. En mai, deux attentats suicides ont lieu à Znamenskoe (contre le siège du FSB) et à Iliskhan-Iourt (contre le chef de l’administration tchétchène pro-russe Akhmad Kadyrov). 2002 : Khattab est tué le 19 avril. Depuis le mois de mai, les réfugiés en Ingouchie risquent un retour forcé en Tchétchénie. Un hélicoptère russe est abattu près de Grozny le 19 août, faisant plus de 100 morts. Pour la première fois, le conflit s’étend en Ingouchie, près de Galachki en septembre. En octobre, le premier recensement depuis l’ère soviétique dénombre 1.080.000 tchétchènes, soit plus qu’avant la « première guerre ». Le 26 octobre, la prise d’otages d’un théâtre moscovite par un commando d’une cinquantaine de tchétchènes se dénoue dans un assaut meurtrier des forces spéciales. Le 4 décembre, le Danemark refuse d’extrader A. Zakaev que Moscou accuse de terrorisme. Le 27 décembre, deux véhicules piégés explosent devant le bâtiment de l’administration pro-russe de Grozny. 2001 : en janvier, la direction de l’ « opération anti-terroriste » en Tchétchénie est transférée au FSB et le Conseil de l’Europe restitue son droit de vote de la Russie. En mars, un charnier contenant plus de cinquante corps est découvert près de la principale base militaire russe. Le 11 septembre, Poutine téléphone à Bush et l’assure de son entier soutien dans sa lutte contre le « terrorisme international ». Des pourparlers directs entre les émissaires du Kremlin et de Maskhadov, V. Kazantsev et A. Zakaev, ont lieu pour la première fois le 18 novembre mais ne débouchent sur rien. 2000 : l’ancien maire de Grozny, Bislan Gantamirov gracié, est mandaté par Moscou pour diriger les milices tchétchènes pro-russes. En février, les forces russes prennent Grozny ; les premières informations sur les massacres de civils et les camps de filtration parviennent. En avril, l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe suspend le droit de vote de la Russie. En juin, le nouveau président Vladimir Poutine, élu le 26 mars, place la Tchétchénie sous administration présidentielle directe et nomme le mufti de Tchétchénie Akhmad Kadyrov chef de l’administration tchétchène pro-russe. Le photographe Brice Fleutiaux, otage en Tchétchénie depuis le 1er octobre 1999, est libéré. Aslambek Aslakhanov est élu député de la Tchétchénie à la Douma russe le 20 août. Poutine refuse les offres de négociations proposées par Maskhadov et la guerilla se poursuit. 1999 : Sous la pression des islamistes, Maskhadov introduit la charia. L’incursion au Daghestan en août emmenée par Bassaev et Khattab et les attentats perpétrés en septembre en Russie offrent au Kremlin le prétexte d’une seconde intervention militaire. Echaudée par sa défaite cuisante de 1996, l’armée russe procède à des bombardements dès le début du mois de septembre, pour pénétrer en Tchétchénie le 1er octobre. Les bombardements massifs jettent sur les routes quelques 250.000 civils qui trouvent pour la plupart refuge en Ingouchie. Une colonne de réfugiés est bombardée le 29 octobre et Goudermès, la deuxième ville de Tchétchénie tombe se rend en novembre. Le 6 décembre, un ultimatum enjoint la population de Grozny de quitter la ville avant le 11, sous peine d’être considérée comme terroriste et exterminée. La vallée de l’Argoun est prise, coupant les frontières avec la Géorgie. 1998 : Chamil Bassaev est chargé de former le nouveau gouvernement d’une République rongée par une économie délabrée, une criminalité galopante sur fond de montée d’intégrisme religieux et de rivalités entre chefs militaires. En juillet, Maskhadov est victime d’un attentat et de violents affrontements opposent à Goudermès, légalistes et dirigeants des structures militaires chariatiques. Pourtant, la commission de lutte contre l’extrémisme politique auprès du Président de Russie conclue que le « wahhabisme » n’est pas un mouvement extrémiste. En décembre, quatre techniciens des Telecom occidentaux sont décapités. 1997 : Les dernières troupes russes quittent la Tchétchénie le 5 janvier et Maskhadov est élu président avec 59,3% des voix devant Bassaev (23,5%) le 27 janvier, sous contrôle de l’OSCE. Un accord de paix est signé avec Moscou le 12 mai, qui doit écarter « pour toujours » le recours à la force. 1996 : Le 19 janvier, un commando tchétchène prend 2000 otages à Kizliar (Daghestan) et se replie à Pervomaïskaïa. Les bombardements redoublent d’intensité au printemps, alors que le Conseil de l’Europe accueille la Russie en son sein. Djokhar Doudaev, tué par un missile russe le 22 avril est remplacé par Zelimkhan Iandarbiev. L’accord de cessez-le-feu, signé fin mai par Eltsine et Iandarbiev (avant les élections présidentielles de juin...), n’est pas respecté. Le 6 août les boeviki (combattants) reprennent Grozny. Aslan Maskhadov, alors chef d’état-major, conclut le 31 août à Khassaviourt avec le Gal Lebed, un accord de paix (la question du statut de la Tchétchénie doit être décidée par référendum avant fin 2001). Six membres du CICR sont assassinés en décembre. 1995 : Après un mois d’intenses bombardements, les forces russes prennent le palais présidentiel, le 19 janvier. En avril, le village de Samachki est le théâtre d’exactions massives des troupes russes. La prise d’otage menée par Chamil Bassaev à Boudionnovsk en juin au sud de la Russie débouche sur un accord de cessez-le-feu. Mais la reprise des combats en août suspend le retrait russe signé en juillet. Le 14 décembre, Dogou Zavgaev, ancien 1er secrétaire du parti, est élu "chef de la République" dans une élection organisée par Moscou avec 95% des voix ! 1994 : L’opposition, appuyée par le pouvoir russe, tente un coup de force contre le président en novembre. Le 11 décembre 1994, les troupes russes rentrent en Tchétchénie. 1993 : Doudaev dissout le Parlement tchétchène en avril et refuse la participation de la Tchétchénie aux présidentielles russes ainsi qu’au référendum sur l’adoption de la nouvelle Constitution en décembre. 1992 : les Tchétchènes refusent de signer le Traité de la Fédération de Russie, qui cimente les nouvelles relations entre la Russie et ses provinces et adoptent le 12 mars leur Constitution. La Russie retire ses troupes des bases de Tchétchénie. 1991 : Elu président en octobre, Djokhar Doudaev déclare l’indépendance le 1er novembre. Moscou juge cette autoproclamation illégale et impose l’état d’urgence le 8 novembre. En décembre, l’Ingouchie se sépare par référendum de la Tchétchénie. 1957 : Un décret de réhabilitation des « peuples punis » rétablit la République. Les Tchétchènes regagnent la Tchétchénie où de nombreux Russes et Ukrainiens se sont établis entre temps. 1944 : Accusés collectivement par Staline de collaboration avec les Nazis, les Tchétchènes et les Ingouches sont déportés le 23 février en Asie centrale. Un tiers de la population (environ 170.000 personnes) périt dans les convois. La République autonome de Tchétchéno-Ingouchie fondée en 1936 est abolie. 1921 : La Tchétchénie est intégrée par la Russie soviétique, après une éphémère République indépendante des montagnes. Certains Tchétchènes résistent à la soviétisation jusqu’au début des années quarante. 1859 : L’imam Chamil qui avait unifié Daghestanais et Tchétchènes dans la lutte contre la colonisation russe se rend. La Tchétchénie est annexée à la Russie impériale. 1818 : Les « guerres du Caucase » débutent, sous les ordres du général russe Ermolov. 1785-1791 : Le Cheikh Mansour mène la guerre de résistance à la colonisation. |
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