| Comité Tchétchénie 21ter rue Voltaire 75011 Paris, France - 06.14.02.74.52 |
|||||||||||||||||||||||||||
|
|||||||||||||||||||||||||||
La Coordination des Comités Tchétchénie de France et de Belgique condamne l’expulsion d’Annemarie GielenCommuniqué La Coordination des Comités Tchétchénie de France et de Belgique condamne la détention et l’expulsion d’Annemarie Gielen, défenseure des droits de l’homme de Pax Christi InternationalLe 31 octobre, une table ronde sur les libertés de presse et de parole en Russie devait avoir lieu à Moscou. Afin de participer à cet événement, une délégation belge composée de 7 députés européens, de 4 députés nationaux et de leur accompagnatrice Annemarie Gielen, chef de mission de l’ONG Pax Christi, spécialiste de la Russie et interprète du groupe, est arrivée à l’aéroport « Domodedovo » dans l’après-midi du dimanche 28 octobre. Le député vert Bart Staes et Annemarie Gielen ont été retenus longuement au poste de contrôle des passeports. Bien que porteurs de visas en règle, les deux ressortissants belges ont été retenus une heure et demi avant que Bart Staes, probablement grâce à son statut de député, ne soit finalement autorisé à entrer sur le territoire de la Fédération de Russie. Annemarie Gielen, par contre, a été retenue une nuit entière avant d’être expulsée 24 heures après son arrivée. Enceinte de 10 semaines, la défenseure des droits de l’homme a attendu son expulsion en compagnie d’un jeune homme d’une quinzaine d’année dans une cellule de police exiguë et inconfortable. Aucune explication officielle de ce refus de séjour n’a été formulée au moment des faits. La fonctionnaire de police ayant contrôlé Annemarie Gielen se comportait même de façon tout à fait aimable avant de recevoir un coup de téléphone. Après l’appel, le ton a entièrement changé : l’agent de police, devenue très sèche, affirme à Annemarie Gielen qu’elle « devrait réfléchir à ce qu’elle fait pour une fois », qu’elle sera interdite de séjour en Russie pour 5 ans et qu’elle sait elle-même les raisons de cette interdiction. Il est très probable qu’il s’agissait d’une allusion à l’engagement de Pax Christi dans des tentatives de règlement pacifique des conflits du Caucase du Nord. Depuis lors, aucune justification officielle n’a été donnée de la part des autorités russes. L’ambassade de Russie à Bruxelles, qui a par ailleurs refusé leurs visas à des députés de la délégation, n’a pas donné d’explication. Suite à ces incidents, le député européen Daniel Cohn-Bendit, Président du groupe Vert au Parlement européen, a déclaré mercredi, au cours d’une conférence de presse tenue à l’hôtel « Katerina » à Moscou, que la meilleure chose que peuvent faire les ONG et les parlementaires européens « pour améliorer la situation des droits de l’homme dans le Nord Caucase est de réunir l’information et de la rendre publique. Il est difficile d’améliorer la situation quand il est impossible de se déplacer librement jusqu’ici ». Ces événements se produisent dans un contexte de plus en plus défavorable à l’action des ONG indépendantes du pouvoir en Russie et plus particulièrement dans le Caucase du Nord. Fin septembre 2007, Sylvia Braun, chef de mission de l’ONG Help à Nazran (en Ingouchie), a été expulsée de Russie parce qu’elle disposait d’un visa d’affaires et non d’un permis de travail. Depuis le 1er octobre, plusieurs ONG ont été avisées que leurs salariés non russes ne pourraient pas se rendre dans les républiques du Caucase du Nord, sous prétexte que les documents fournis pour établir les visas ne mentionnaient pas les villes où ils comptaient se rendre. La Coordination des Comités Tchétchénie de France et de Belgique condamne ces entraves à la liberté de circulation d’élus et d’ONG de l’Union européenne. Elle dénonce le refus de délivrance des visas de certains députés et plus encore le procédé qui consiste à expulser sans justification une personne détentrice d’un visa valable. Plus généralement, les Comités Tchétchénie déplorent l’aggravation des mesures gouvernementales russes visant à entraver les actions de solidarité des institutions et de la société civile européennes en Russie. Ils demandent aux gouvernements français et belges, ainsi qu’à l’Union européenne de réagir avec fermeté à ces actes injustifiés et injustifiables, probablement contraires aux violations des accords d’Helsinki sur la liberté de circulation, et, à tout le moins, de réclamer à la Fédération de Russie de faire toute la lumière sur ces événements. Coordination des Comités Tchétchénie de France et de Belgique Contact presse |
|||||||||||||||||||||||||||
|
Comité Tchétchénie,
21 ter rue Voltaire, 75011 Paris www.comite-tchetchenie.org |
|||||||||||||||||||||||||||